Les Prix du Gouverneur général soulignent le meilleur des arts visuels et médiatiques au Canada

Par Becky Rynor le 14 mars 2013

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Portraits de Marcel Barbeau, Rebecca Belmore, William MacGillivray, Gordon Monahan, Gregory Payce et Colette Whiten : Avec l'autorisation du Conseil des arts du Canada / Martin Lipman. Portrait de Chantal Pontbriand : Avec l'autorisation de Richard-Max Tremblay

Découvrez l’excellence et la fine fleur de l’art canadien ! Ce mois-ci, le Musée des beaux-arts du Canada inaugure une exposition mettant en vedette les lauréats – artistes et défenseurs de l’art – des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.  

Les lauréats 2013 sont Marcel Barbeau, Rebecca Belmore, Colette Whiten, William MacGillivray, Gordon Monahan, Chantal Pontbriand (Prix de contribution exceptionnelle) et Gregory Payce (Prix Saidye-Bronfman d'excellence en métiers d'art).

Il y a 15 ans à peine, il n’existait pas de Prix du GG pour les arts visuels. Aujourd’hui, ces prix prestigieux rendent non seulement hommage à l’excellence en arts visuels, mais ils révèlent les talents qui fleurissent dans notre pays et rehaussent la visibilité de nos artistes sur la scène internationale.  

Les Prix du GG rendent depuis plus de 75 ans hommage à l’excellence artistique, littéraire, scientifique et sportive. Les premiers prix ont été remis en 1937 par lord Tweedsmuir d’Elsfield, gouverneur général sans doute mieux connu sous le pseudo de John Buchan, auteur de plusieurs romans alimentaires. Compte tenu de l’intérêt de ce dernier pour le monde de l’édition et des lettres, il n’est guère surprenant d’apprendre que le premier Prix du GG a récompensé une œuvre littéraire.  

Si la portée des prix s’est graduellement élargie avec la nomination des gouverneurs successifs, ce n’est cependant qu’en 1999 que les arts visuels et les arts médiatiques ont été ajoutés à la liste.

« Les hommages à l’excellence rendus par le biais des Prix du GG ont englobé de plus en plus de disciplines au fil des années, depuis l’art littéraire jusqu’à l’art de la performance, rappelle Robert Sirman, directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada qui assure le financement et l’administration de ces prix. Ensuite, le milieu des arts visuels s’est réveillé et a dit “Hé ! Et nous alors ?” »

Les pressions menées en vue d’un prix en arts visuels – sans doute par le peintre de la Colombie-Britannique Takao Tanabe, qui remporta lui-même un prix du GG en 2003 – se sont intensifiées dans les années 1990. Selon Robert Sirman, Takao Tanabe « a été l’un des premiers artistes à écrire au gouverneur général et à lui dire : je suis si heureux d’apprendre qu’il y aura un Prix pour les arts du spectacle ; pensez-vous faire la même chose pour les arts visuels ? »  

En 1998, l’accroissement des crédits fédéraux accordés au Conseil des arts du Canada permit entre autres d’allonger la liste des Prix du GG et d’y ajouter, enfin, un Prix pour les arts visuels et les arts médiatiques.

« Les artistes visuels expriment l'importance universelle des façons de voir ; ils stimulent nos imaginations et nous donnent une liberté créatrice », a déclaré Adrienne Clarkson en annonçant les noms des tout premiers lauréats de cette catégorie en 1999. La première année, la liste des récipiendaires comprenait les noms d’artistes actifs dans tous les domaines des arts visuels, y compris en peinture, sculpture et cinéma, ainsi que celui de la célèbre promotrice des arts Doris Shadbolt.

Le cinéaste Michael Snow fait partie de cette liste inaugurale. « C’était formidable, se souvient-il. C’est merveilleux de voir sa contribution reconnue par le reste du pays. L’excellence artistique ne devrait pas être reconnue uniquement en littérature. Il faut aussi tenir compte des autres catégories. »

« Je n’en reviens pas que John Scott et Michael Snow aient été honorés cette première année, se souvient Robert Sirman. Nous pensions que John Scott était jeune et que son travail était controversé. Quant à Michael Snow, il était considéré comme une figure paternelle, depuis le temps qu’il travaillait. L’une des forces de ces prix est qu’ils réunissent des aspects très différents de pratiques artistiques – certains bien établis, d’autres très novateurs. »

Les premiers lauréats en arts visuels ont reçu un prix de 10 000 $, un médaillon et une œuvre sculptée par un artiste du Nunavut pour marquer la création du Nunavut, un territoire également reconnu en 1999. Aujourd’hui, ces lauréats reçoivent 25 000 $, bénéficient d’une reconnaissance à l’échelle internationale et, depuis 2001, leurs œuvres sont exposées au Musée des beaux-arts du Canada.

« Nous récompensons aussi bien une œuvre peinte ou sculptée qu’une performance, une installation, une vidéo ou une œuvre artisanale. Toutes ces réalisations ont leur place dans un lieu muséal et nous devons leur rendre hommage », ajoute Robert Sirman.  

Depuis les premiers prix littéraires remis par un auteur de romans populaires jusqu’aux prix rendant aujourd’hui hommage à des œuvres médiatiques révolutionnaires, les Prix du GG ont fait du chemin. Cette année, l’exposition des œuvres des lauréats des Prix du GG en arts visuels et en arts médiatiques prendra l’affiche au Musée des beaux-arts du Canada du 22 mars au 1er juillet 2013. L’exposition est organisée en collaboration avec le Conseil des arts du Canada et avec Son Excellence le gouverneur général du Canada.  


Par Becky Rynor| 14 mars 2013
Catégories :  Expositions
Keywords :  À Venir

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Becky Rynor

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Basée à Ottawa, Becky Rynor est journaliste et rédactrice en chef.

 

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