J.M.W. Turner: The Making of a Master [J.M.W. Turner. Naissance d’un maître]

Par Équipe Magazine MBAC le 18 juin 2013

Photo : Avec l'autorisation de Tate Publishing


J.M.W. Turner s’est déjà attaché au mât d’un navire durant une tempête pour que sa peinture puisse rendre parfaitement un tel moment, histoire qui a traversé le temps.

En dehors de quelques anecdotes portant sur le mode de vie excentrique et solitaire de Turner, cependant, on en connaît assez peu à propos de ce peintre qui est parmi les plus célèbres de Grande-Bretagne, vu par l’influent critique d’art britannique John Ruskin (1819–1900) comme l’artiste qui pouvait « rendre les humeurs de la nature de la façon la plus émouvante et honnête ». Après tout, Turner (1775–1851) n’a pas été surnommé « le peintre de la lumière » et « le grand pyrotechnicien » pour rien.

Quiconque aura la chance de voyager aux Antipodes cet été pourra admirer en personne les toiles lumineuses du maître à la National Gallery of Australia à Canberra, où est actuellement présentée Turner from the Tate: The Making of a Master. Montée à partir des œuvres de Turner de la collection de la Tate de Londres, cette exposition majeure est l’une des plus importantes consacrées à l’artiste à l’extérieur de la Grande-Bretagne.

Pour celles et ceux qui ne pourront se rendre en Australie, l’ouvrage récent J.M.W. Turner: The Making of a Master constitue une alternative particulièrement intéressante. Comme à l’accoutumée, Tate Publishing nous propose un livre d’art instructif, véritable voyage à travers l’œuvre du peintre, qui nous donne les clés pour comprendre pourquoi Turner est perçu comme l’un des grands maîtres de la période romantique qui a précédé l’impressionnisme.

Turner a réalisé des œuvres fascinantes et distinctives à l’huile et à l’aquarelle, et était également un graveur de talent. S’il est surtout connu pour ses paysages, la collection de la Tate présentée dans le livre (huiles, aquarelles et carnets de dessins) nous dévoile également de remarquables marines et tableaux historiques.

Les essais traitent des méthodes et matériaux utilisés par Turner, ainsi que de ses expérimentations alliant ambiance et couleur, de ses débuts aux dernières années de sa carrière. Son évolution artistique est abordée en lien avec l’art colonial et le marché de l’estampe de l’époque; on évoque également l’influence de l’artiste à travers l’Europe et même jusqu’en Australie. Le livre fournit également une chronologie complète. Même sans les illustrations qui l’accompagnent, le texte susciterait à lui seul la réflexion.

Captivés, on progresse dans la lecture en découvrant la progression de l’œuvre de Turner, de traditionnelle à de plus en plus expérimentale, visionnaire et moderne. C’est dans ces dernières planches, où la lumière dissout les formes et où le sens du détail prend moins d’importance, que la puissance d’évocation est à couper le souffle.

Certes, certaines images sont un peu petites. Mais cela vous donnera encore plus envie de voir les œuvres par vous-même. Ce que vous pourrez faire si vous visitez le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), qui possède plus de 250 estampes de l’artiste, et où Mercure et Argus et Pêcheurs de Shoeburyness hélant un caboteur de Whitstable font partie de l’exposition permanente.


Par Équipe Magazine MBAC| 18 juin 2013
Catégories :  Suggestions

À propos de l’auteur(e)

Équipe Magazine MBAC

Équipe Magazine MBAC

Partagez cette page

Ajouter un commentaire

Commentaire

HTML autorisé : <b>, <i>, <u>

Commentaires

© 2013 Le Musée des beaux-arts du Canada. Tous droits réservés.

 2014